À propos

Bonjour et bienvenue,

Le blog « Pour une enfance épanouie » est né du groupe Facebook « Echanges et conseils pour une parentalité sans VEO* », renommé depuis « Pour une enfance Épanouie – Échanges et conseils sans VEO ». Avec le nombre croissant de membres, il nous est apparu important de créer une base d’informations accessible à tous rapidement.

Vous retrouverez ici des articles écrits au gré des inspirations de chacun-e , le listing des violences (établi sur le groupe), des visuels, des outils… Le blog se veut participatif, n’hésitez pas à nous contacter pour y publier un article !

Le postulat de départ du groupe et du blog est le suivant :

« Dans chaque situation, se placer du point de vue de l’enfant, décortiquer la situation, les besoins de chacun-e en jeu, et rechercher des solutions. »

« Ne jamais banaliser ou défendre les VEO, ne jamais les conseiller »

Nous sommes en mesure de comprendre le recours aux VEO, mais ne les cautionnons jamais, nous avons pour objectif de chercher et proposer des alternatives possibles. Nous ne jugeons jamais les personnes mais nous qualifions les actes. Merci de garder ces quelques mots à l’esprit quand vous parcourez ce blog.

Merci à tou-te-s !

L’équipe du groupe « Pour une enfance épanouie » :

Anais, Anaïs, Aude, Chloé, Hélène, Lisa, Maja, Marie, Natacha, Raphaëlle, Soline, Sandra, Thomas.

Contact : enfance.epanouie.leblog@gmail.com – Pour toute utilisation extérieure des documents et textes présents sur le site, merci de faire une demande par e-mail et de conserver la source.

*VEO = Violences Éducatives Ordinaires

 

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37 réflexions sur “À propos

  1. Alain BELLEC dit :

    Bonjour à toutes et tous,
    J’ai parcouru votre site avec beaucoup d’intérêt, particulièrement le listing non exhaustif des violences qu’on peut faire aux enfants ou du moins considérées comme telles.
    Vous ne m’en voudrez pas si je vous avoue que j’en suis resté « baba » tant le contenu m’a surpris. Je suis un homme de 53 ans et je pensais avoir vu et entendu beaucoup de chose durant mon existence (j’ai également élevé des enfants et en élève encore) mais là ça dépasse tout ce que je pouvais imaginer.
    Un exemple (parmi tant d’autres): je lis que forcer un enfant à mettre son manteau et/ou son bonnet est considéré comme une violence psychologique. Chacun a le droit d’avoir ses idées et opinions j’en conviens et il faut de tout pour faire un monde mais là il me vient une question.
    Vous avez fumé avant d’écrire cet article ou quoi ? en tout cas c’est d’la bonne !!!!
    C’est vrai, quelle idée saugrenue de vouloir que son enfant mette son manteau, son bonnet et ses gants (vous les aviez oubliés mais c’est mon coté tortionnaire) lorsqu’il fait -10 à l’extérieur alors qu’il sort d’une maison chauffée à 21°. Bon allez, je ne vais pas m étendre, je prend acte que pour vous, élever et éduquer un enfant consiste donc à le laisser faire n’importe quoi et le laisser livré à lui même. Je passerai également sur votre intention d’essayer de faire culpabiliser les parents qui se donnent beaucoup de mal à éduquer leurs enfants. Le vol c’est mal et ce n’est pas faire violence aux enfants que leur inculquer quelques vertus. Cette démagogie de bas étage me soulève le coeur, désolé de vous l’écrire mais il faut bien un grincheux de temps en temps. Un bon conseil à l’auteur(e) de cet article, ne faites pas d’enfants (c’est peut-être déjà trop tard)….
    Cordialement

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    • enfanceepanouie dit :

      Cher monsieur de 53 ans,

      Merci pour l’attention que vous avec pu porter à notre blog.
      Cette liste des violences est issue d’une réflexion de groupe et d’une remise en question importante de la part des auteurs.
      Étant donné votre ton sarcastique et votre argument tellement percutant sur le fait que nous soyons drogués, j’hesitais à vous répondre de façon constructive.
      Néanmoins je vais faire un effort pour me pencher sur vos interrogations.
      L’esprit du blog est la non violence éducative. De fait nous avons listé une partie de ce qui s’appelle les VEO : Violences Educatives Ordinaire.
      Néanmoins, notre démarche va bien au delà de ça puisque nous luttons avant tout pour que la société porte un nouveau regard sur l’enfant et le respecte enfin comme une personne a part entière, libre de faire des choix, des erreurs, des expériences… Avec notre accompagnement.
      Pour reprendre votre exemple du manteau, je ne vois pas l’intérêt de forcer l’enfant. Avant toute chose je lui permet de sortir sans manteau (oui oui) afin qu’il se rende compte de la sensation de froid et de chaud. Et je lui donne volontiers son manteau une fois qu’il me le réclame. Je n’ai pas fait des enfants pour qu’ils obéissent bêtement a un adulte sans se forger une opinion. De plus, je n’ai pas les mêmes sensations thermiques que mon enfant et je pense que je peux faire confiance a son ressenti tout en restant vigilante malgré tout (bien sur je ne parle pas d’un bébé qui de toute façon n’a aucune possibilité de décision sur ses vêtements).
      Pour se qui est de culpabiliser des parents je ne vois pas ou il est question de juger dans le blog. Nous établissons une liste, nous énonçons des faits… Le reste n’est qu’interprétation personnelle.

      En tous les cas je serai ravie de répondre à d’autres interrogations si vous en avez et que vous les exprimez de manière constructive. Voyez comme nos dealeurs ont encore de beaux jours devant eux en perspective.

      Excellente soirée

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      • joel dit :

        Chère enfance épanouie.
        Vous n’agissez pas comme une éducatrice, en attendant que l’enfant vous demande son manteau.
        Vous le laissez sortir par moins dix degrés, si je suis votre démarche, je l’honnore de votre acronyme VEO.
        Autant lui laisser mettre la main au feu, pour qu’ il sache qu’il ne faut le faire.
        Autant vous dire que vous n’éduquez pas à la liberté mais à l’esclavage.
        Et vous même, faisant de la volonté de l’enfant votre maître, vous lui rendez un bien mauvais service, car il aura plus souvent à obéir ou suivre des consignes qu’à devoir agir selon sa volonté.
        Pour tout vous dire, il y aura des situations dans notre monde, ou après avoir agi selon sa volonté, il n’aura plus le temps de demander le manteau.
        Voilà l’avenir auquel vous l’exposez.
        Je remercie mes parents mes éducateurs de m’ avoir appris que parfois il fallait savoir se taire.
        Si vous pratiquiez ce que vous prétendez enseigner, en répondant à votre interlocuteur vous auriez dû éviter de faire remarquer son anecdote sur la fumée.
        En tant que professionnel maintenant, laissez moi vous dire que j’ ai vécu les drames que causent beaucoup de vos principes en assistant à leur mise en oeuvre. Cela va de l’échec scolaire à des dépendances diverses et nocives…l’ esclavage.

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        • enfanceepanouie dit :

          Cher Joel,

          C’est une éducation basée sur le dressage des enfants à l’obéissance, sans la possibilité de remettre en cause de l’autorité, (sous peine de provoquer le courroux des éducateurs=adultes ayant en charge l’éducation) qui permet l’esclavage.
          Celui-ci existe encore de manière déguisée dans certaines de nos entreprises, dont le symptôme principal est le burn out.

          Le chaos nous y sommes déjà en grande partie dû aux violences subies enfant (pas uniquement maltraitance mais aussi négation de l’autonomie, des compétences, de l’estime de soi et du libre arbitre), ces VEO et douces violences provoque chez l’adulte en devenir de nombreux troubles qui peuvent aller de la déprime à la dépendance. Peu de gens connaissent le bonheur en ayant connu un telle éducation.

          Et puis entre nous, nous savons bien que les prisons ne sont pas remplies de personnes ayant reçu amour et respect (ce que l’on propose ici) pendant leur enfance.
          Il y a peu de chance qu’on ai laissé à ces enfants le choix de mettre ou non leur manteau dans le but qu’ils expérimentent par eux même leur limites et la sensation de froid.

          Je vous laisse le soin de lire les écrits du docteur Catherine Gueguen sur les nouvelles découvertes en neuroscience, qui éclaire sur le sujet. Nous avons une bibliographie bien fournie sur tout ce thème de l’éducation puisque cela vous intéresse

          Salutations

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          • Joel dit :

            Chère éducation épanouie,
            Votre premier paragraphe, est la plus grande erreur en éducation.
            J’éviterai de ne pas être étonné de lire , le terme dressage.

            Vous souhaitez que l’on puisse remettre en cause l’éducation reçue car autrement l’on permettrait l’esclavage. On se souviendra alors de cette grande canicule, durant laquelle beaucoup de personnes âgées succombèrent, abandonnées, seules, leurs enfants en vacances.
            Ils avaient su remettre en cause, et n’avaient pas été esclaves de ces contraintes vieillissantes.
            On récolte ce que l’on sème, et à l’heure des OGM, on ne peut que difficilement s’étonner.
            Il y les faits, la réalité, vous pensez que la situation chaotique actuelle serait liée à l’enfance battue?
            Depuis 1968, se sont les principes éducatifs que vous semblez trouver les meilleurs qui sont à la mode. Ceux d’un éducation sans contrainte.
            Et les enfants qui sont nés juste avant ou à partir, quel âge ont-ils, 50 ans après?
            Ils sont aux commandes de la société et cela n’a pas l’air d’aller trés bien.
            Si vous ne vous en êtes pas aperçue, croyez-moi cela ne saurait plus tarder.
            (Je ne vote plus depuis longtemps, je n’ai pas de temps à perdre devant ce mensonge collectif concernant la soi-disant démocratie, je précise cela, afin de vous éviter de faire une confusion fatale, comme pour l’emploi du mot dressage. Je n’ai pas la prétention, ni l’orgueil de pouvoir changer le monde par ma petite voix, mais je peux faire un constat)

            Enfin, les neurosciences dites vous? Les recherches les plus avancées ne condamnent pas à ma connaissance, la gestion de la contrainte, bien au contraire. Ceux qui savent l’accepter parmi les enfants, sont ceux qui ont le plus de chance de réussir dans la vie. Si pour un enfant obéir est une contrainte, c’est certainement une des moindres qu’il aura à subir dans sa vie, peut-être serait-il bon de l’habituer?
            Vous évoquez les troubles de l’adulte, dûs aux évènements de l’enfance, mais vous êtes entrain de psychiatriser l’enfance, vous en rendez -vous compte?
            En allant dans cette direction, le nombril de ses parents, qui ne sera pas le nombril de l’adolescent ou l’adolescente de ses pensées, devra être conduit chez le psychologue, le psychiatre pour effacer ce terrible premier chagrin d’amour, qui aura des conséquences, dans le lit conjugal peut-être?
            Sauf que là aussi les faits montrent que souvent ce genre de thérapeute permet plus l’ancrage, que la libération. (Voir les études sur les grandes catastrophes)
            Je crains que nous ne puissions être d’accord.
            Je vous remercie d’avoir accepté, en m’accueillant sur votre blog que je pense différemment.

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          • Chriskarma dit :

            Bonsoir à vous.
            Je me permets de vous répondre au sujet des exemples que vous portez dans votre commentaire. Le premier concernant la grande canicule et les gens âgés laissés à l’abandon par leurs enfants partis en vacance. Comment une éducation respectueuse fondée dans l’amour inconditionnel et l’empathie peut donner des adultes égoïstes et totalement dépourvu d’empathie pour leurs propres parents?
            Vous parlez des ravages de ce type d’éducation mais faisons un peu d’histoire. Cette éducation n’est en France qu’à sa genèse. Combiens d’adultes connaissez vous n’ayant jamais été puni ou frappés (même pas une tape sur la main hein) par leurs géniteurs et ou éducateurs?
            Moi aucun.
            Alors ces ravages ne viennent pas de la.
            Vous confondez laxisme avec éducation non violente.
            Laissé un enfant livré à lui même fait des ravages. Le coller pendant des heures à un écran fais des ravages. L’élever dans la terreur, les menaces et le retrait d’amour (si tu ne fais pas ce que je dis tu n’est plus mon fils) fais des ravages. L’élever à coup de récompenses pour les gestes qu’il accompli fait également des ravages (car l’enfant prend l’amour comme une monnai d’échange).
            Voyez vous, un enfant est comme un papillon. Vouloir le contraindre à voler droit c’est lui briser les Ailes , mais Lui ouvrir un chemin pour qu’il poursuive son envol c’est le fortifier et lui rendre sa liberté. Comment lui apprendre le respect autrement qu’en le respectant, l’amour autrement qu’en l’aimant, la politesse autrement qu’en étant poli avec lui, l’honnêteté autrement qu’en étant honnête envers lui?
            Voilà ce qui est éduquer.

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          • Joel dit :

            Chère enfance épanouie
            Je ne crois pas que nous soyons à la genèse de ce modèle d’éducation.
            Autour de moi, il y a des gens éduqués, qui n’ont jamais été victime d’une violence physique, quelconque de leurs parents.
            Sanctionner un enfant, c’est aussi le respecter.
            Mais, je ne ferai pas le procès d’un parent qui, excédé, fatigué après une journée, aura, à cause de son tempérament, donné un soufflet à son enfant.
            Nous ne vivons pas dans un monde sans erreurs. Nous faisons tous des erreurs, même en croyant respecter l’enfant.
            Ce ne sont pas les enfants qui sont responsables, mais la démission des parents.
            Or beaucoup de parents sont totalement démunis actuellement.
            Réflexion d’un enfant:
            La jeune fille qui lui fait faire ses devoirs:
            -Tu te conduis comme cela à l’école.
            L’enfant:
            -À l’école je frappe ma maîtresse, si elle me frappe, ma maman vient la voir.

            Que faites-vous dans ce cas là?
            Vous refusez d’éduquer l’enfant, vous le renvoyer de l’école?
            L’enfant ignore-t-il la violence physique et psychologique qu’il impose en agissant ainsi?
            Comment allez vous lui faire comprendre.

            Autre exemple:
            Jeune adolescente difficile(enfant de parents divorcés), parle, n’écoute pas en classe mais le principe est pas de punition, (les autres enfants ont le devoir de la supporter donc) et n’ont pas le droit d’écouter le professeur en toute sérénité, et d’assister au cours sans stress, causé par la perturbatrice.
            -premier passage chez le psychologue
            Résultat, elle ne se contente plus de parler, elle s’amuse.
            -deuxième passage chez le psychologue
            Résultat, elle envoie maintenant des objets à travers la classe.

            La psychologie, cela fonctionne, je pourrais vous donner des dizaines d’exemples comme celui là.

            Je suis certain que tout le monde aimerait trouver la solution (la règle pas de punition, pour ne pas brimer l’enfant)

            Cordialement

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          • Chriskarma dit :

            Cher Joël,
            Encore une fois vous faites confusion. J’ai reçu une éducation moi de même, pas différente de la votre et qui sait, peut être bien un peu plus stricte. J’ai fréquenté des institutions où il y avait usage de donner des coup de règles aux élèves en guise de sanctions, de les ligoter devant toute l’école à la cantine pour les punir du fait de soucer le pouce. J’ai vécu une enfance aimée par un père formidablement courageux qui nous a élevé seul car il a perdu sa femme quand je n’étais qu’un nourrisson et il l’a fait avec un handicap car il n’a qu’un seul bras.
            J’ai reçu l’amour, mais aussi les coup de ceinture d’un père autoritaire complètement effrayé par le futur de ses enfants. J’ai compris vite qu’il nous frappait par ce qu’il avait peur qu’on « tourne mal » Le hik c’est qu’il nous a fait du mal, et ça, ça nous a brisés.
            Le résultat aujourd’hui c’est que j’ai peur de tout, que je ne sais identifier mes besoin, tellement il m’a été interdit d’y penser.
            Cher monsieur ici personne ne juge personne. Mon père est un homme formidable qui m’a élevé du mieux qu’il a pu, au vu de ce que lui même a vécu sur sa propre peau. Il n’a pu rien faire parce que il ne connaissait rien d’autre.
            C’est son amour qui m’a gardé « droite » et non pas ses menaces, punitions ou coup de ceinture.
            Savez vous quel est le souhait de chaque enfant…je veut dire le plus grand suhait? C’est l’amour de ses parents. Sans cela tout enfant est perdu. Demandez à n’emporte quel enfant qui a perdu un parent, qui a des parents souffrants ou dépendants des drogues, quel est leurs plus grand souhait. Il vous répondra « retrouver mes parents. »
            On peux élever un enfant dans l’amour inconditionnel, sans le punir ni le frapper, ni le menacer ou le rabaisser, en respectant ses besoins.
            Je vous invite à lire le livre « regarde ton enfant est compétent » de Jesper Juul, pour comprendre ce dont je parle, et vous verrez que nous parlons tous les deux de la même chose: éduquer.
            Ce psychologue a contribué au réveil des consciences en Suède, ou les châtiments corporels sont interdits depuis 1979.

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          • Chriskarma dit :

            Chèr Joël,
            Concernant les exemples dont vous parlez, des méthodes pédagogiques existent pour faire autrement que par la punition ou la mise à l’écart de l’enfant. Vous avez les pédagogies dites « alternatives » comme la méthode Montessori, Fraîenet, les écoles démocratiques, etc qui donnent des formidables résultats scolaires et respectent le rythme de l’enfant.
            Pour ce qui est des enfants « difficiles » le livre de Juul en parle également, ce n’est pas l’enfant mais le parent le vecteur du trouble. C’est inutile de charger l’enfant de culpabilité pour les gestes de desarroie qu’il accomplit si le parent est à l’origine du malhetre de l’enfant. Il peut y avoir egalement des troubles du comportement du à une hyper activité ou autres problèmes d’origine phisiologique (ex trop de sucre ou trop d’écran).
            Si vous cherchez des alternatives aux punitions les livres de Faber Mazlich ou Filliozat vous donneront pas mal de pistes assez technique, quant aux dommages des mesures punitions/récompenses je vous exhorte à lire Alfie Kohn « aimer nos enfants inconditionnellement »
            Ce blog collaboratif nait des réflexions issus des échanges dans un groupe fb du même nom, ou des parents, mais aussi des enseignants et pas que, s’interrogent et échangent autour des problématiques liés à l’éducation de nos enfants, dans le respect de son intégrité en s’efforçant de sortir des violences éducatives pour certains, en éduquant sans aucune violence éducative pour d’autres. Rien n’est donc figé dans un dangereux dogmatisme. La réflexion et le partage d’expérience sont au contraire de mise. L’une des bases de la cnv (communication non violente) et l’expression non jugeante. Je vous exhorte à vous documenter sur ce sujet. C’est très efficace en particulier en communication avec des ados mais aussi des tout petits ( écoute active)

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  2. Chriskarma dit :

    Chère monsieur,
    Je m’excuse mais ne pas forcer mon enfant à mettre son manteau ne veut pas dire qu’il sortira découvert…ça veut dire que je vais m’y prendre différemment, ce qui est deux fois plus difficile que de le prendre de force et de le sapper😤
    Constater les besoins de son enfant, en respecter l’intégrité n’est pas un jugement du parent, juste une prise de conscience indispensable. Celui qui est fragile c’est l’enfant. Alors si mon petit ami part au travail en pull et veste à -2 je vais peut être le sapper de force sous pretexte qu’il fait froid?
    Il s’agit de son ressenti…si Je decide à sa plaçe quand il a froid ou chaud, comment deviendra-t-il autonome, comment apprendra-t-il a écouter son corps (l’enfant, pas mon petit ami hein!). Vous faites un exemple extrême mais combien d’enfants sont excessivement couverts et sommés de la fermer quand il manifestent leur mécontentement ? Êtes vous dans leurs corps? Sentez vous ce qu’ils ressentent?
    …c’est bien ça le problème!
    Et puis ça ne sert à rien parcequ’une fois adultes ils vont faire comme tout le monde, sortir en veste et pull quand il fait-2, ils ne prendrons leur parapluie qu’une fois sur dix, ne mettrons jamais (ou presque) de gants quand il fait froid, ne sécherons pas leurs cheveux après la douche, etc. Alors de même qu’on ne peux forcer un adulte, on ne force pas un enfant, cela s’appelle cohérence 😊

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  3. Isabelle Rousset dit :

    Bonjour, j’ai un message à vous communiquer au sujet de la liste des veo. Une toute petite partie de votre texte m’interpelle: « Les parents maltraitants ne sont pas juste des bourreaux, ils se montrent aussi “aimants” et souvent pensent éduquer leur enfant. »
    Je suis mal à l’aise quand je lis cette phrase. Je suis aussi déconcertée car j’ai à coeur de sentir que toute l’humanité est accueillie avec douceur.
    Je vous soutien de tout mon coeur dans votre démarche de lister la veo et dans votre démarche de proposer des alternatives. Je vois aussi que dans les commentaires des articles vous prenez le temps de répondre sans jugement sans conseil et vous accueillez tous commentaires de cette façon. Ce qui nourrit vraiment un besoin de sécurité chez moi. La réalité est que nous sommes des êtres humains limités et imparfaits, nous avons été éduqué avec cette veo et le chemin vers la non violence est long, douloureux, inconfortable et progressif et c’est cette sécurité de permettre cette progression lente et d’accueillir avec empathie les écueils qui nourrira notre aspiration de vivre dans le monde dans lequel nous voulons vivre, un monde sans veo, où l’enfant est respecté en tant qu’être humain.
    Et quand je lis « les parents maltraitants ne sont pas juste des bourreaux » je me met à la place des parents qui auraient lu cette liste et qui auraient constaté qu’ils posent des actes semblables. J’imagine alors que s’ils mesurent les conséquences de leurs actes dans un premier temps, ils doivent avoir besoin d’un immense moment d’empathie pour ne pas tomber dans la culpabilité. Par expérience je mesure combien une trop forte culpabilité ne me donne pas les capacités de trouver des solutions pour moi et pour l’autre. Et je mesure aussi combien nous manquons d’empathie. Marshall Rosenberg disait que nous avions besoin d’une heure d’empathie par jour…La réalité en est loin.
    Toujours en me mettant à la place de ces parents je lis cette dernière phrase: « Les parents maltraitants ne sont pas juste des bourreaux, ils se montrent aussi “aimants” et souvent pensent éduquer leur enfant. » Par expérience je sais que mettre une étiquette sur quelqu’un ne lui sert pas pour guérir, évoluer, changer. Pour moi définir ces parents qui posent des actes violents envers leurs enfants comme « parents maltraitants » « bourreaux » c’est mettre une étiquette, qui par expérience je sais va engendrer culpabilité ou protection: violence envers l’autre ou violence envers soi.
    J’aimerais avoir un retour sur mon commentaire. Seriez vous d’accord pour me dire ce que vous en pensez?
    Merci.

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    • enfanceepanouie dit :

      Bonjour et merci pour votre commentaire.
      Je crois comprendre que c’est l’utilisation du terme « bourreau » qui vous dérange, en référence aux parents maltraitants. La première précision que je souhaite apporter et que cette phrase est en réponse aux accusations parfois sans nuance que l’on peut lire dans le cas de maltraitances graves. Il me semble d’ailleurs que cette phrase apparaît au paragraphe des maltraitances (qui dépassent donc les VEO). Nous souhaitions donc nuancer ce terme car un parent violent est toujours un enfant qui a souffert.
      Je parle en mon nom, mais les autres administrateurs ajouteront leur ressenti si elles le souhaite.
      La deuxième précision c’est qu’ici il ne s’agit pas de déculpabiliser les parents. Nous n’en avons pas le pouvoir. En revanche nous qualifions les actes, proposons des alternatives, et comprenons la difficulté d’être parent. Mais la culpabilité est une affaire « personnelle ». Et si elle existe, dans le cadre de l’éducation, ce n’est pas une personne extérieure qui nous donnera la force de la dépasser. Ce doit être un travail personnel pour faire changer les choses. Une relation avec son enfant.
      Je ne pense pas que lire « ce n’est pas grave ça arrive à tout le monde » permette d’avancer. En revanche « les faits sont ceux là, voilà des pistes pour faire autrement » permet de s’engager réellement dans une démarche de changement qui conduit naturellement a déculpabiliser.
      Je vous rejoins tout a fait dans le fait que l’empathie est une des clés pour avancer ensemble. Nous allons réfléchir à une nouvelle formulation du terme « bourreau ».
      Bonne journée
      (Isabelle)

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  4. Isabelle Rousset dit :

    Merci pour votre réponse. Je me permets de continuer l’échange, dites moi si cela vous pose problème, j’ai à coeur que nous soyons dans un élan de partage.
    Effectivement le terme « bourreaux » me dérange, ainsi que « parents maltraitants ». Car ces formulations enferment, définissent des êtres par leurs actes. Dans cette phrase ce ne sont plus les actes qui sont jugés mais les personnes. Et les actes et les personnes sont une seule et même entité.
    Merci pour votre première précision. Il me semble entendre que vous souhaitez vraiment faire une différence, une hiérarchisation dans la gravité des actes. Pour ne pas banaliser, dans un soucis de protection de l’enfant qui est sans défense. Est-ce ça? Et pour ma part je dois dire que je vous rejoins totalement dans cette démarche, et que cette stratégie qui consiste à énumérer et hiérarchiser les actes permet de nommer la réalité et trouver des solutions concrètes quand cette réalité est violente pour un être.
    Merci également pour votre deuxième précision. Il me semble que vous abordez deux axes dans cette précision. Le premier celui de votre intention qui est: »nous qualifions les actes, proposons des alternatives, et comprenons la difficulté d’être parent. » je me permets de reformuler ainsi: vous avez à coeur de soutenir les êtres engagés dans l’accompagnement des enfants, car vous êtes conscient que la réalité de cette tâche n’est pas aisée et que des actes violents sont posés envers les enfants. Que ceci à une conséquence tragique dans le devenir de ces enfants et nous en mesurons les conséquences aujourd’hui, celle de vivre dans un monde où la violence est banalisé et autorisé. Est-ce ça? Je vous demande car j’ai vraiment à coeur de comprendre et d’être comprise.
    Et le deuxième axe est me semble-t-il, et que j’ai moi-même initié avec mon message, celui des conséquences que l’utilisation de certains mots, qualificatifs,(je parle ici des mots « bourreaux » et « maltraitants ») engendre chez vos lecteurs (et notamment les parents) conte tenu de la façon dont nous avons été conditionné, éduqué. (c’est-à-dire dans la culpabilité). Mon intention est d’attirer votre attention sur le fait que la majorité des parents n’ont pas les ressources pour traduire: « Les parents maltraitants, ne sont pas juste des bourreaux, ils se montrent aussi “aimants” et souvent pensent éduquer leur enfant.  » en par exemple « les parents qui posent des actes violents sur leurs enfants car ils n’ont pas les moyens dans l’instant de faire autrement, de part l’éducation qu’ils ont reçu et le conditionnement qui est le leur et ce malgré l’amour et l’intention de contribuer pour leurs enfants. Ils ont aussi la croyance que les actes qu’ils posent sont ajustés, car pendant des décennies la société dans laquelle nous vivons à encouragé, autorisé, banalisé ces actes et la croyance que l’enfant à besoin que nous l’éduquions ainsi. » Je pense qu’il est tout à fait possible de dire avec fermeté et sans minimiser la gravité des actes à un parent que ce qu’il fait avec son enfant est violent et doit cesser, sans pour autant le qualifier ou le mettre dans la case « parent maltraitant ».

    Et pour finir, je suis à moitié d’accord avec vous quand vous dites: « Je ne pense pas que lire « ce n’est pas grave ça arrive à tout le monde » permette d’avancer.  »
    La première partie: « ce n’est pas grave », je pense également que ça ne permet pas d’avancer. Effectivement, c’est grave, ou plutôt ça a des conséquences tragiques.
    Et dire aux parents que ce qu’ils font arrive à beaucoup de parents est à mon sens essentiel pour avancer. Si l’on se sent seul, on avance beaucoup moins vite. C’est le besoin de l’interdépendance et de reconnaissance me semble-t-il.

    Désolé pour le « pavé », cet échange me tiens à coeur et j’ai pas pu faire plus court. Maintenant je suis à l’écoute si vous ne désirez pas poursuivre ou me répondre.

    Bien à vous.

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  5. enfanceepanouie dit :

    Merci pour votre réponse.
    Je comprends votre point de vue concernant la formulation. Quand on s’exprime sur un sujet aussi délicat que l’éducation, la forme compte autant que le fond pour que le message soit perçu de la meilleure façon possible. Nous allons donc modifier ce passage.

    Pour ce qui est de la déculpabilisation, le piège avec la phrase « ca arrive à tout le monde » c’est la banalisation dudit comportement. Car si cela arrive à tout le monde, pourquoi faire autrement ? Et nous avons vraiment à coeur de ne pas banaliser les actes. Encore une fois nous sommes en mesure de les comprendre (ou de les avoir vécu), mais nous souhaitons dépasser cet acte et penser à l’après. C’est auprès de l’enfant qu’il faut s’excuser et ce n’est pas à nous de « prendre sa place » en expliquant que cela arrive à tout le monde. De plus c’est faux. Cela n’arrive pas a tout le monde, avec des clés et en cheminant, on peut s’interdire ces actes. Alors le chemin est long, difficile. Il demande de défaire une bonne partie de nos piliers d’enfants pour reconstruire sur les gravats. Mais il vaut le coup et je pense qu’il est plus important d’entendre « oui on peut faire autrement » que « ca arrive à tout le monde ». Tout en restant dans un élan d’entraide.
    (isabelle)

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  6. Rousset Isabelle dit :

    Merci pour cet échange. Juste une dernière question. D’où viens la phrase « ça arrive à tout le monde »? Je relis mon premier commentaire et j’observe que je ne l’ai pas écrite. C’est dans votre première réponse que vous en parler en premier. Puis-je vous demander la raison et pourquoi cette phrase est entre guillemets?

    Merci.

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    • enfanceepanouie dit :

      Bonsoir
      Dans votre premier commentaire vous avez abordé le sujet de la culpabilisation potentielle. J’ai donc rebondis en prenant en prenant en exemple cette phrase, maintes fois lues sur les forums de maman (d’où les guillemets) et qui est en peu le symbole de la déculpabilisation de groupe à mes yeux.
      Bonne soirée

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  7. antoninehubert dit :

    Bravo Isabelle, tu pointes du doigt ce que je n’avais pas encore pris la peine de creuser : pourquoi à moi à peu près tous les blogs de parentalité bienveillante me vont bien alors qu’à ma soeur et à bien d’autres elles les trouvent justement culpabilisants et du coup n’adhèrent pas. Je suis d’accord avec -j’allais dire Isabelle mais ça ne marche pas ^^- vous 2 : d’un côté, on n’a pas les moyens de déculpabiliser les autres, c’est leur affaire qq part; et de l’autre, clairement mettre des étiquettes peut facilement être vécu comme agressif. En tous cas quand on n’a pas fait de CNV, par exemple.
    J’ai été faire un tour sur ton blog, on a beaucoup, beaucoup de choses en commun!
    Quand je parviendrai à me libérer plus de temps et d’énergie je partagerai aussi mes expériences, c’est évident… 🙂

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  8. Rousset Isabelle dit :

    Et oui nous n’avons pas le pouvoir sur les émotions, les sentiments de l’autre. Nous ne sommes pas responsable de ce que l’autre ressent. Nous sommes cependant responsable de ce que nous disons. Le titre du livre de Marshall Rosenberg est très parlant je trouve: les mots sont des fenêtres ou bien ils sont des murs. Le langage est source de partage, d’unification, de lien social et suscite la coopération ou renforce la peur, le dégoût, le fossé qui nous sépare… En tous cas j’ai eu plaisir à échanger ici, car une part de moi qui a vraiment peur du jugement sur ce quelle fait, dit (en terme de bien/mal) et du rejet sociale que cela provoque, se sent ici accueillie et en sécurité. Donc je reviendrai souvent ici pour y trouver des pistes: en toute sérénité. Merci.

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    • antoninehubert dit :

      Exactement! 🙂
      C’est ressorti un peu en mode purée de bébé dans mon commentaire, mais tu l’as très bien dit : on est responsable de ce qu’on dit. D’ailleurs c’est le 1er accord toltèque « Que ta parole soit impeccable « .
      Je suis aussi très contente d’avoir trouvé ce blog, ce n’est pas avec tout le monde qu’on peut parler de tout cela avec sérénité et ça fait beaucoup de bien! 🙂

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  9. anneclairealbecker dit :

    Bonsoir,
    Sur les conseils d’Antonine (cf. Commentaire plus haut), je viens vous demander conseils. J’ai une fille de 17 mois et se présentent à moi plusieurs défis en ce moment notamment concernant mes parents.
    Ayant souffert de veo et de maltraitance, je suis assez « méfiante » et craint leurs interventions auprès de ma fille.
    Je suis toujours présente quand ils la rencontrent mais cependant ils ont chacun des comportements de veo qui malgré mes interventions, recommencent.
    Mon père embrasse ma fille sans lui demander son avis, même quand elle est dans mes bras par exemple et qu’elle montre qu’elle ne le souhaite pas. Je lui ai fais remarquer (à mon père) que c’était désagréable pour ma fille et pourtant il recommence…
    Ma Mere la mouche et lui essuie la bouche en « traitre ». Elle lui a déjà mis une cuillère de force dans la bouche et ouvert la bouche de force pour voir ses dents (elle est dentiste)!!! Je lui ai dis fermement, elle s’est vexée et est restée froide et distante pendant toute la rencontre pour recommencer la fois d’après. La dernière fois, je lui ai demandé de prévenir ma fille avant de la moucher par ex, j’ai touché ma mère en lui parlant et lui ai fait part de ma peur de lui faire de la peine ou de la vexer, du coup elle l’a prévenue la fois d’après mais en exagérant le trait comme pour moquer ce que je lui demande. Ça m’attriste beaucoup. J’appréhende chacune de leur venue. Je ne sais comment faire.
    Pourriez-vous me conseiller ? Merci beaucoup pour tout ce travail ! C’est très très enrichissant pour moi.

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    • enfanceepanouie dit :

      Bonjour et merci pour votre commentaire.
      Ce qui est compliqué quand on devient parent, c’est que, malgré nous, se rejoue un peu notre propre enfance et notre propre relation avec nos parents. Et quand en plus on a choisi une éducation sans violence, et sans « douces violences », on devient attentifs à de nombreux comportements qui ne nous choquait pas avant.
      Concernant vos parents tout dépend de la relation que vous entretenez avec eux. Si c’est une relation assez saine pour une discussion ouverte, il me semble que c’est la meilleure option. Appuyez vous sur les dernières découvertes en neurosciences par exemple. Expliquez bien qu’ils ont fait du mieux possibles avec les connaissances qu’ils avaient, mais que ce qu’on sait de l’enfant a évolué et que vous faites au mieux également. Et surtout que vous ne remettez pas en cause l’amour qu’ils ont eu pour vousm ils ont fait avec les outils qu’ils avaient, différemment de leurs propres parents. Et tu souhaites faire évoluer à ton tour ces outils. Si tu te contentes de faire des repproches, ça peut être très mal perçu et culpabilisant. Ce qui conduit à du déni (typiquement la réaction de ta mère qui « se moque » en grossissant tes demandes).
      Tout ça prendra du temps. Il faut que tu avances toi aussi de ton coté sur ta propre enfance pour pouvoir être une adulte aux yeux de tes parents. Souvent, face à eux, c’est notre enfant intérieur qui parle et on s’écrase un peu. Plus tu avanceras dans la parentalité, plus tu seras sure de tes choix et tu pourras t’affirmer. Le chemin est long malgré tout.
      Si votre relation n’est pas équilibrée, il va falloir trouver en toi la force de t’imposer. L’amour que tu portes à ta fille devrait t’aider grandement. Tu peux aussi te renseigner sur la cnv (communication non violente) pour avoir des interventions bien dites et qui auront plus d’impact sur tes parents.
      Si tu en ressens le besoin, n’hésites pas à espacer un peu tes visites à tes parents. Parfois celà suffit à améliorer les choses. S’ils sont vraiment toxiques, pense avant tout à preserver ta fille.
      Enfin tu peux aussi apprendre à lâcher prise sur certaines choses, comme toi, tes parents doivent cheminer pour accepter l’impact des VEO. Ils ont éduqué leurs enfants d’une certaines façon et la remettre en cause est un gigantesque travail de dé-construction. Accompagne les. Si tu vois que ta mère s’apprete à moucher ta fille, dis lui « ma puce mamie va te moucher », si elle souhaite lui ouvrir la bouche « ah je crois que tu ne veux pas pour le moment, on regardera plus tard ». Pour tes parents, comme pour ta fille, l’exemple sera le meilleur des arguments.
      Pour finir je peux te conseiller de lire « parents toxiques » de suzan forward.
      Il n’y a pas de solutions miracle. Laissez vous du temps dans cette nouvelle relation, fait le point sur ta relation avec tes parents et tu sauras t’affirmer 🙂
      Bon courage

      Isabelle

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  10. anneclairealbecker dit :

    Merci du fond du cœur, Isabelle, pour ton commentaire très constructif. J’ai lu Susan Forward, il y a quelques années… je me souviens que cela m’avait parlé sans vraiment m’apporter de solution pour guérir.

    Tu touches du doigt le problème. J’ai beaucoup de mal à m’affirmer correctement, leur présence me stresse car j’ai peur d’un débordement et peur de ne pas savoir les recarder en douceur. J’ai ce souci avec eux mais aussi avec les personnes qui ont figure d’autorité ou qui m’impressionne. D’ailleurs ce sont souvent le même type de gens assez fermé et qui retourne les choses en dérision. Ceux qui se sentent attaqués en fait. Certaines personnes qui ont des comportements de veo sans le savoir, sont surpris et parfois ne sont pas d’accord mais ils ne rentrent pas dans le « combat »! Ils en ont certainement moins souffert…

    Je ne vois pas beaucoup mes parents. Ma mère vient nous voir une après-midi par mois et mon père moins.
    Je vais essayer de reformuler leurs remarques afin de me laisser du temps pour réfléchir à la façon de dire. Je trouve que la phrase sur le fait qu’ils aient fait du mieux qu’ils pensaient et que je ne le remets pas en question, je la trouve top mais c’est là où le bat blesse, il me paraît impossible de parler de mon enfance avec ma mère tout particulièrement. Même en disant cette phrase. Elle se sent attaquée, rien que de l’évoquer et moi ça me fait chialer. Je suis tétanisée dans ces moments. J’ai peur de la blesser et qu’elle me rende le coup. Même pour la déculpabiliser. C’est dire à quel point le chemin est long.

    Merci encore pour votre message qui m’a beaucoup éclairé !

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    • Fanette dit :

      Anne-Claire, je suis très touchée par votre commentaire.

      Une idée me vient : et si vous faisiez lire cette page à vos parents ? Ils verraient votre envie de bien faire, de ne pas les blesser, votre respect, ainsi que la solidité de votre positionnement en ce qui concerne votre enfant et son éducation. Et en lisant une telle vérité, une telle sincérité, une telle bienveillance, comment ne pas être touché-e ?

      Leurs réactions montrent qu’il leur est difficile de remettre en question leurs façons de faire, leurs croyances sur l’éducation, cela peut être douloureux. Surtout quand on a fait comme on pouvait, mais que, dans le fond, on sait bien qu’on a aussi parfois fait du tort.
      Il est parfois tellement difficile de se dire « eh oui, j’ai fait du mal à mon enfant… je ne voulais que son bien, j’ai fait du mieux que j’ai pu, mais si je suis sincère et honnête, je dois bien reconnaître que je lui ai fait du mal ». Tellement difficile… Il faut une solide confiance en soi, une belle estime de soi, pour pouvoir se remettre en question et oser se dire que l’on a fait des choses que l’on regrette. Quand on manque de confiance en soi, se remettre en question peut être senti comme un grand danger, alors on justifie ses comportements, on moque l’autre, on fait tout pour « garder la tête hors de l’eau ».

      Peut-être que vos parents, malgré leurs airs assurés, dans le fond manquent profondément d’estime de soi et de confiance en eux-même ? Pour à ce point ne pas entendre votre parole (en recommençant la fois d’après ce que vous leur aviez demandé de ne pas faire ou bien en vous dénigrant), je suis bien certaine qu’une blessure est enfouie quelque part. Les blessures rendent rigides.

      Vous décrivez très bien leurs comportements intrusifs, non respectueux, tant à l’égard de votre enfant qu’envers vous. Quelles enfances ont-ils eux-mêmes vécues ? Quelles intrusions et manques de respect ont-ils eux-même subi ? Avaient-ils le droit à la parole ? Avaient-ils le droit à la douceur ? Petits, se sont-ils sentis légitimes, entendus ? Les adultes qui les entouraient les ont-ils faits se sentir importants ? Et puis, ont-ils pu faire un chemin de remise en question de leurs propres parents ? Se sont-ils autorisés à penser qu’ils avaient souffert de leur enfance ?

      Votre témoignage fait écho à ma propre relation avec ma mère. Ma mère me répète depuis l’adolescence « Alors vous, vous avez eu l’enfance de rêve! vous avez été des enfants heureuses! ». Un jour que nous écoutions une émission à la radio, je ne sais plus qui (une psychologue? une pédiatre? une pédo-psychiatre?) disait qu’il était difficile en tant que parent de trouver le juste milieu. Il y avait les mères étouffantes, les mères distantes, et les mères qui trouvaient un juste équilibre entre la présence chaleureuse qui donne confiance en soi et en l’adulte, et la distance sécurisée qui donne l’autonomie. Cette femme appelait ces dernières mères « les mères Mozart » car elles trouvent l’harmonie, la justesse, dans leur attitude face à leur enfant. Et là, ma mère a tout de suite dit « moi j’étais une mère Mozart ». Alors que je pensais justement « aaah merci cette émission! ma mère va enfin se reconnaître dans la mère étouffante!!! » (et donc « je vais être reconnue en tant que petite fille malheureuse! »). Dès que j’essaie d’évoquer mon enfance, de MON point de vue, ma souffrance, mon mal-être de petite fille, elle me dit toujours la même chose, aux choix : « tu exagères! » ou « que tu es menteuse! je n’ai jamais dit/fait ça! ». Un jour, nous avons eu une longue discussion (un peu) constructive, et elle m’a dit qu’elle, elle n’oserait jamais remettre en question sa propre mère (et pourtant dieu sait si elle a souffert de son enfance et de cette mère froide, cassante, mal-aimante), qu’elle savait que sa propre mère avait fait ce qu’elle avait pu, et que c’était comme ça et c’est tout, et que bon, elle n’était pas si malheureuse que ça quand elle était petite, et que ça ne l’avait pas empêché de faire sa vie.
      Je vois deux éléments d’explication d’une telle réaction :
      — 1) Une impossibilité d’affronter sa propre souffrance de petite fille. Si ma mère accepte de regarder cette souffrance, si elle se replonge dans ses sensations douloureuses de petite fille, alors c’est l’effondrement, elle redoute cet effondrement, donc elle préfère nier la souffrance.
      — 2) Ma mère me raconte souvent comme elle était rebelle dans sa jeunesse, comme elle se révoltait du traitement qu’elle subissait dans sa famille. Mais maintenant qu’elle est elle-même devenue mère, existe une loyauté envers sa propre mère. Elle a en quelque sorte quitté le clan des filles, et rejoint le clan des mères. Si elle se met à remettre en cause sa mère, elle devra alors se remettre en cause elle-même en tant que mère. Impossible, trop douloureux, sa confiance en elle est tellement abîmée !
      Et puis occulter ses souffrances, quand on est enfant, c’est une technique de survie. On se dit que nos parents sont de bons parents, que si on souffre c’est que nous sommes de mauvais enfants, des ingrats, des trop sensibles (ou autres adjectifs dépréciatifs), que l’on a mérité cette correction car on a été méchant, etc. Nous n’avons pas vraiment le choix en tant qu’enfant : nous sommes totalement dépendants d’eux, donc mieux vaut penser qu’ils sont de bons parents, c’est de la survie. En devenant adulte, on ne repense plus à tout ça, on continue d’avancer malgré tout, et on garde la même attitude face à notre enfance que lorsque nous étions enfant : le déni. Sauf que devenus adulte, cette attitude n’est plus adaptée, elle nous empêche de nous restaurer, de commencer le travail de réparation.
      C’est le cas de ma mère, qui refuse de remettre en questions ses parents, qui refuse d’accepter à quel point elle a souffert petite, et qui donc n’a jamais pu commencer le travail de réparation (ni, forcément, de remise en question en tant que mère elle-même). A 67 ans, elle est toujours dans des comportements de quête affective, de besoin de reconnaissance exacerbés, son manque de confiance en elle est cruel, une colère intérieure la ronge et cherche des motifs pour s’exprimer à longueur de journée, et une forme de dépression plus ou moins « masquée » va en empirant d’année en année.

      J’ai souvent observé cette attitude de « loyauté envers ses parents // déni de sa propre souffrance en tant qu’enfant » chez les parents de tous âges (parents de petits enfants, ou parents d’enfants devenus adultes). Quand on parle d’éducation (que l’on assiste à une conférence sur l’éducation, etc.) il y a les parents qui perçoivent ces échanges de « leur oreille de parent », et puis ceux qui perçoivent ces échanges avec « leur oreille de parent » mais qui ont aussi gardé « leur oreille d’enfant ». Les premiers, qui n’ont que les oreilles de parents, remettent beaucoup moins en question leurs propres parents, minimisent les souffrances de leur propre enfance, bref, ils se sont vraiment identifiés comme parents, ils ne sont plus en contact avec l’enfant qu’ils étaient. Ce sont eux qui sont le plus vulnérables à la culpabilité, car il leur est plus difficile de se mettre à la place de leur enfant, ayant oublié leur propre enfance. Ils ne s’identifient qu’au parent, et se sentent attaqués quand on les remet en question. Les seconds, ceux qui ont gardé contact avec l’enfant qu’ils étaient, ceux qui écoutent avec une oreille d’enfant, ont beaucoup moins tendance à culpabiliser. Ils acceptent plus facilement de revoir leurs attitudes, leurs comportements, car ils se mettent à la place de leurs enfants. Ils ont gardé contact avec leur « enfant intérieur » et cette part d’eux se sent défendue par des propos comme ceux tenus sur ce blog. Cette parole qui défend les enfants, même, leur fait du bien, car elle les restaure en tant qu’ancien-enfant.

      Pour revenir à vos parents peut-être sont-ils identifiés très fort à l’image de « parent », ce qui les empêche de se mettre à votre place (car ils ne se mettent même plus à leur propre place d’enfant) ? Peut-être ont-ils complètement occulté leurs propres souffrances ? Peut-être se sont-ils (par survie dans leur enfance) coupés de leurs propres ressentis ? Comment, alors, écouter VOS souffrances et VOS ressentis…
      Je ne sais pas, c’est une piste.

      Avec toute mon amitié,
      Fanette.

      Ps : Ouuuh la laaa ! je viens de voir la longueur de mon message !!! Quand je suis lancée, on ne m’arrête plus ! Vous l’aurez bien compris, ce sujet me passionne ! J’espère que je me suis exprimée clairement, de façon intelligible. J’ai fait de mon mieux mais, parfois, à l’écrit, sans la prosodie… il est difficile de faire passer ce que l’on a en tête.

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  11. HUGH dit :

    Les obligations vaccinales font fi du consentement préalable des intéressés (ou de leurs parents), au mépris de la loi Kouchner et du principe d’une médecine libérale personnalisée. Elles postulent un immense bénéfice collectif (y compris contre le tétanos, maladie non contagieuse) face à des maladies réputées aussi inéluctables que fatales. Elles postulent également l’innocuité des vaccins comme fut autrefois présumée celle des rayons X, de tant de médicaments, de pesticides…
    Vu les doutes scientifiques, la multiplication des vaccins et les exagérations mercantiles, de nombreux parents, mais aussi de nombreux médecins s’opposent aux vaccinations systématiques. Mais il faut régulièrement se battre, freiner les médecins, rappeler la loi aux administrations.
    Faute de risques avérés, l’âge ou la profession ne sont que prétextes à vacciner.
    La France impose, en population générale, sauf contre-indication, les vaccinations contre la diphtérie, la poliomyélite (aucun cas autochtone de l’une ou l’autre en France depuis 25 ans) et le tétanos (France : 10 cas par an, dont 3 mortels), ainsi que contre la fièvre jaune en Guyane (dernier cas en 1998). Mais le vaccin correspondant strictement à l’obligation DTP n’est plus disponible… D’où une situation kafkaïenne pour les familles, les médecins, les administrations et la justice qui voudraient respecter ou faire respecter l’obligation plus routinière qu’utile.
    Et les exigences se multiplient pour toujours plus de vaccins surtout dans la petite enfance, y compris contre l’hépatite B… transmise sexuellement. Et des drames surviennent régulièrement après vaccinations : décès d’Ayana (8 mois), Lolita (3 ans), Maxime (3 ans)… pour ne citer que quelques cas médiatisés en 2015.
    Les campagnes de vaccination, hier contre la variole (vaincue par isolement des malades et des contacts plus que par la vaccination), aujourd’hui contre l’hépatite B ou les papillomavirus, sont jalonnées d’accidents parfois terribles et d’effets indésirables à long terme, tandis que la campagne contre la grippe A(H1N1) a atteint les sommets du ridicule, non sans incident. La mise en cause de tel ou tel ingrédient ne sert qu’à masquer l’erreur de la systématisation.
    On évalue mal la santé publique, mais on mesure bien la couverture vaccinale.
    Le Ministère a lancé cette année une grande concertation pour la rénovation de la politique vaccinale : même si cette démarche laisse entrevoir la levée des obligations, dépassées, selon le Comité Technique des Vaccinations lui-même, l’objectif affiché de réconcilier les Français avec la vaccination est en fait d’élargir la palette des vaccinations et de les exiger pour l’admission en crèche, à l’école, etc.
    Alors que, au lieu de multiplier les contraintes administratives ou pénales au terme, lointain, d’un débat contestable, il n’y a aucune raison, aucun risque sanitaire, de tarder encore à rendre à la vaccination son plein caractère d’acte médical.

    C’est pourquoi je réclame au plus tôt la liberté de prescrire comme de refuser une vaccination.

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    • benaim dit :

      Bonjour
      Moi j ai faillit perdre mon fils à causse des vaccins il a eu une anémie hémolytique auto immunise très grave et petit il avait souvent des plaques de l eczéma et depuis qu’ il n a plus à faire au système conventionnelle il se porte à merveille , en ce qui me concerne j’ai eu le vaccin contre la tuberculose et j ai eu la tuberculose , j ai une ami qui a vacciné son fils récemment le pauvre c’est retrouver avec plein de plaque sur la cuisse à dire maman gratte maman gratte !! il y a plein de cas comme cela ; les vaccins affaiblissent le système immunitaire ( asthme,autisme,eczema ,sclérose en plaque ,hyperactivité ..) je suis contre les vaccins !!!! et pas mal de médecin et pédiatre aussi . voir le site de la ligue national pour la liberté des vaccination et lire le livre vaccin mensonge et propagande

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  12. Perreau dit :

    Bonsoir,
    tout d’abord merci, pour votre travail et le temps d’échange, de conciliation et de partage pour faire avancer l’éducation des enfants de façon globale et individualisée envelopper de bienveillance.
    ensuite, je vous lis, pas rigoureusement, mais régulièrement et pour « cause » ou raison, plus exactement, je suis éducatrice de jeunes enfants -directrice d’un multi-accueil- et je recherche souvent des supports pour avancer mes propos sur « comment accompagner l’enfant en respectant son intégrité? », auprès de l’équipe, parfois mes responsables et depuis peu en formation (pour les assistants maternels et les CAP Petite Enfance), déconstruire les VEO avec lesquelles nous avons évolué, voir apprit (en tant que pro, vu, et imité…), oui, et après? En 2009 nous avons engagé avec l’équipe un long travail de décorticage du livre de Christine Schul sur remédier aux douces violences. Et depuis, je travaille avec plus de « pratique » en étant un modèle, en ayant expérimenté des choses pour donner des outils, j’aime l’idée de la boîte à outils.
    Voilà pour résumé, ah si, j’oublie, j’ai créé mon auto-entreprise pour promouvoir cette façon d’accompagner l’enfant dans s vie d’enfant et futur adulte, en accompagnant à la parentalité, autour d’ateliers « parentages » et rencontres; ainsi que la formation professionnelle. Modestement puis que je suis devenue une pro de « terrain » et que pour l’instant je n’est le temps que de lire, partager, et former, pas la possibilité de partir en stage ou en formation pour étayer ma pratique.
    C’est pourquoi, je voulais savoir de quelle manière je peux m’appuyer sur vos écrits, imprimer parfois pour mon travail de réunion d’équipe et si je pouvais m’en inspirer pour, à mon tour écrire. En partageant évidemment mes sources, citations, inspirations etc…
    J’espère au plaisir de partager…
    Stéphanie

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