Pourquoi je ne pratique pas l’éducation « bienveillante ».

Aujourd’hui, le terme à la mode, que ce soit dans le milieu de la petite enfance, de l’école ou de la parentalité, c’est « bienveillant ». Ce mot a de positif qu’il permet de « regrouper » des personnes allant, à priori, dans la même direction : une éducation où l’on respecte l’enfant, où l’individualité de chacun est acceptée et où l’on n’use pas de violence. Bref c’est un peu un étendard.

Malheureusement, comme tout terme qui suscite de l’engouement, il finit par être galvaudé, usé, détourné, moqué… Il y a les « pro » et les « anti », ceux qui en ont marre de l’entendre et ceux qui ne jurent que par lui… bref il divise !

A force de traîner sur les forums et sur Facebook, j’ai pu observer cet essoufflement de la bienveillance.

Certaines personnes vont défendre que « la bienveillance commence par soi même », et faire passer leurs propres envies et besoins avant ceux des autres (les enfants, dans le cas précis).

D’autres vont défendre une bienveillance universelle, applicable à tous, en tous lieux et toutes circonstances.

D’autres encore vont se plaindre des mères bienveillantes, un peu trop jugeantes quand il s’agit de défendre leur éducation, et hurler à la « mère parfaite qui donne des leçons ».

Et heureusement, pour la plupart, la bienveillance n’en est que la définition : une « Disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui » (Larousse).

A ce propos, quand je parlais plus haut de terme « galvaudé », je pensais à tous ceux qui ont vidé le mot « bienveillance » de son sens, le remplissant d’intentions, certes bonnes, mais erronées. Ici et là on peut lire des interjections telles « Ce que tu as dit n’est pas très bienveillant » en réponse à des phrases prononcées en toute CNV*, mais montrant un réel désaccord. On peut se dire bienveillant et être en désaccord. J’ai cette légère impression que, pour certains, la bienveillance est synonyme de faire le moins de vagues possibles. Je ne suis pas du tout d’accord.

 

Pour ma part, j’ai fait le choix d’une éducation respectueuse et sans aucune violence. Mes enfants méritent d’être traités avec tout l’amour et le respect que je leur porte. Pour ça je travaille sur moi, j’observe, je lis, je m’adapte… Pour autant je n’utilise pas le terme « bienveillant ».

D’une part car je n’arrive pas à être bienveillante avec tout le monde. Ce qui m’est évident avec un enfant me l’est beaucoup moins face à certains adultes. Parfois, je n’arrive pas à garder mon calme, la colère monte en moi et je n’arrive pas à prendre assez de recul. Alors je préfère couper court à toute discussion. Pas toujours très bienveillant mais je me préserve. Parfois, je dois choisir entre être bienveillant envers un adulte ou envers un enfant… et autant dire que mon choix est vite fait.

D’autre part parce que l’on peut être violent avec bienveillance. C’est le cas d’une personne qui donnera une fessée « pour le bien de l’enfant » ou qui punira « pour éviter à l’ado de mal tourner ». L’intention est bienveillante ; pour autant ces comportement restent des VEO. Dans ce cas, qu’est ce qui différencie une éducation d’une autre ?

Parce que, sous couvert de bienveillance, certains voudraient qu’on accepte tout, qu’on tolère tout, qu’on excuse tout : même la violence. Alors que dénoncer une violence n’est pas un jugement, c’est un fait, et c’est nécessaire. Comprendre ne veut pas dire tolérer. Être bienveillant ne doit pas être plus important qu’aider et protéger.

Parce qu’un parent qui ne pratique pas l’éducation « bienveillante » n’est pas malveillant pour autant. Dans la grande majorité des cas, il manque juste d’information et d’accompagnement. Mais son amour pour son enfant est réel, ses intentions sont louables. Il n’est pas « malveillant », juste dépassé. Je me mets à la place de ces parents qui peuvent lire « Moi je pratique l’éducation bienveillante et *blablabla* » et se sentir jugés/condamnés alors qu’il est plus constructif de planter des graines sans sous entendre qu’ils sont malveillants.

Et enfin, tout à fait personnellement, j’ai tellement entendu le terme « bienveillant », que j’en ai fait une overdose ^^

 

Bref, pour toutes ces raisons, même si je défends de toute part une éducation non-violente, j’évite d’utiliser le terme d’éducation bienveillante.

 

Isabelle, Soline.

 

 

CNV = Communication Non Violente

 

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35 réflexions sur “Pourquoi je ne pratique pas l’éducation « bienveillante ».

  1. blog2mamans dit :

     » J’ai cette légère impression que, pour certains, la bienveillance est synonyme de faire le moins de vagues possibles. Je ne suis pas du tout d’accord.  » : je suis tellement d’accord !
    merci pour cet article piqure de rappel !

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  2. peggy m dit :

    Je te rejoins dans un sens, mais d’un autre côté, je suis contente d’entendre ce mot se diffuser un peu. Parce qu’avant de m’intéresser à l’éducation positive, j’avoue ne jamais avoir entendu les termes de bienveillance, d’empathie… Aujourd’hui, ils font parti de mon quotidien, et entendre même des politiques les utiliser me donne un peu de baume au coeur pour tout ceux qui n’avaient pas accès à ce vocabulaire avant sa popularisation…

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    • enfanceepanouie dit :

      Comme je le dis au début il a l’immense intérêt de « fédérer » et heureusement il en découle plus dz positif que de négatif.
      Mais nous souhaitions faire de notre blog un blog non violent avant tout, et s’affranchir de cette étiquette de bienveillance.

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      • coralie garnier dit :

        Je suis en ligne avec le premier commentaire, j’aime voir ce mot se diffuser.
        Bien sûr, il a ses sous-entendus, il est clair que certains parents utilisent la VEO tout en cherchant à être bienveillant, mais je crois que la sur utilisation du mot ne doit pas pour autant lui enlever son sens, et je trouve qu’il est au départ bien choisi.
        D’autre part, vous faites une overdose parce que vous êtes sans cesse en recherche d’infos sur le sujet (comme moi) mais les parents qui découvrent ce thème comprennent bien ce que ce mot veut dire.
        La bienveillance qui commence par soi-même, c’est aussi une façon de se déculpabiliser quand on n’arrive pas à être le parent qu’on voudrait être.

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  3. Helpic dit :

    Je partage les points de vue évoqués dans l’article mais du coup, il faudrait trouver un autre mot… Moi j’utilise beaucoup le mot « bienveillant » même s’il n’est pas parfait mais c’est le mot qui me semble le plus proche de ce à quoi j’aspire, il est assez précis et positif. J’ai entendu Catherine Gueguen dire « C’est faire en sorte qu’une personne se sente bien et y veiller ». Avec cette définition, on évite la possibilité de violenter pour le bien de la personne. Ca me paraît être plus précis que le terme « éducation positive ». Il y a aussi le terme « éducation non-violente » qui est plus neutre mais qui est tourné de façon négative et qui rappelle le mot « violence ». Peut-être que le mot « respectueux » serait plus approprié ?

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  4. Rousset Isabelle dit :

    Pour ma part j’aime beaucoup le terme « empathie ». Je n’aime pas le terme « éducation ». Qui est à mon sens trop verticale comme définition d’une relation à l’autre. Education venant du latin ex-ducere, guider, conduire hors. Ce qui à mon sens n’est pas propice à ce que l’enfant reste connecté à son ressenti, ni l’adulte d’ailleurs. Eduquer et être éduquer est pour moi un début de violence car il indique que nous souhaitons emmener l’autre là où il n’est pas. Et le terme « bienveillant » est à mon sens aussi galvaudé et je ressens de l’agacement à l’entendre et à l’employer. Je voulais partager ici une vidéo d’Isabelle Padovani sur le terme « non-violent », le pourquoi et comment il avait été choisi par Marshall Rosemberg pour désigner la communication non violente. Non pas en opposition de Violence, mais pour désigner cet espace où il n’y a pas de violence. Je vous invite à la visionner: https://youtu.be/x2AyI3GVs28
    Et je vous invite si vous en avez l’élan à visiter mon blog où je partage mon expérience sur le chemin de la parentalité et où je parle de cette difficulté que j’ai à la « bienveillance » au quotidien: http://www.dessinemoilavie.fr, merci pour cet article et ce blog qui contribue à mon besoin de clarté et de soutien.

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  5. Claire dit :

    J’aime beaucoup votre article et je partage tout à fait votre vision. Pour ma part, j’utilise la parentalité respectueuse des besoins de l’enfant. C’est sûr c’est un peu plus long mais je trouve que c’est plus précis.
    Je découvre tout juste votre blog collaboratif et il me plait déjà beaucoup 😉 Merci

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  6. Ellabac dit :

    Entre adultes, on peut etre dans une démarche bienveillante et n etre qu un être humain et parfois empreint d’émotions fortes et négatives. Je n’aime pas cette façon trop modérée dans laquelle va notre société sans nuances. Ne pas faire de vague, pas un mot plus haut que l’autre… Sauf que nous sommes des êtres humains et ces émotions font parties de nous. L’engagement et la passion peuvent nous faire avoir des débats vifs sans pour autant etre malveillant. Mais respectueux de l’autre dans la confrontation.

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  7. Amandine dit :

    J’ai une question qui me taraude dans tous ces termes (éducation positive, bienveillante, respectueuse…) déclinant des manières d’éduquer les enfants plus ou moins similaires, il n’y a pas vraiment de place pour le conflit si ? Je parle d’un conflit inhérent au développement de l’esprit, sain et évidemment non violent (du moins physiquement…) mais qui va permettre de créer sa propre subjectivité et d’affirmer ses propres choix. Je sais pas si je m’exprime bien mais j’aimerai votre opinion sur cette question. merci j’aime beaucoup ce que vous faites c’est pourquoi je me permet cette question qui me trotte dans la tête depuis un moment

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    • enfanceepanouie dit :

      Bonjour Amandine,
      Le conflit est un élément inévitable au sein d’une relation, quelle qu’elle soit. Y compris et particulièrement dans la relation parent-enfant.
      En revanche ici nous conseillons d’une part de ne pas créer un conflit qui n’a pas lieu d’être : ce qui implique de connaitre les capacités réelles de l’enfant. Par exemple entrer en conflitnavec un enfant qui refuse d’aller « sur le pot » c’est tout simplement un conflit lié à son immaturité et auquel il ne peut rien. Comme si on vous repprochait de ne pas savoir sauter en parachute alors que ce n’est juste pas votre métier. De même créer un conflit « pour frustrer » n’a aucun interêt. La vie, surtout dans l’enfance, est déjà remplie de frustration, pas la peine d’en rajouter.
      Enfin, la différence majeure réside dans la résolution du conflit. Là où une éducation basée sur l’autorité reglera le conflit par la force/punition ; nous préférons écouter les besoins de chacun, y trouver une alternative, et si ce n’est pas possible, accompagner l’enfant dans sa frustration en lui expliquant bien pourquoi nous ne sommes pas d’accord et en le réconfortant.
      Par exemple hier mon fils voulait absolument monter sur l’escabeau pendant que son père bricolait l’amimentation éléctrique. Cela étant bien trop dangereux, je l’ai récupéré. Il s’est mis à pleurer et crier. Je lui ai donc expliqué que je comprenais qu’il soit en colère. Que monter sur l’escabeau avait l’air vraiment rigolo mais que là’c’était trop dangereux. Après un gros’calin je lui ai proposé à la place de monter sur le petit marchepied de la salle de bain, sans risque.
      J’espère avoir répondu à vos interrogations.

      Isabelle

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  8. MamanTriple dit :

    Je suis maman de trois enfants. J’essaie de les élever avec beaucoup d’amour et de « bienveillance ». Je fais avec ce que l’on m’a donné, avec ce que je me suis construit. J’essaie. Je suis épuisée aussi. Perdu parfois. Et très souvent jugée. Je donne des fessées par exemple.pas beaucoup, mais ça arrive. J’en ai honte. Je suis persuadée de la gravité et de la négativité de l’acte. Mais parfois je n’y arrive pas. Alors j’aimerais lire d’avantage d’articles et de bouquins qui ne me culpabilisent pas. Je suis une maman qui essaie chaque jour de m’améliorer. Une maman qui explique à ces enfants « ben aujourd’hui maman, elle n’y est pas arrivée et elle a eu des attitudes pas jolie jolie ». Je suis une maman qui dit pardon. Je suis une maman qui voudrait qu’on l’aide quand elle rencontre des difficultés. Et qu’on lui foute la paix quand tout roule « à notre manière ». Je voudrais qu’on arrête de prôner « une éducation parfaite » parce qu’on est pas parfait. Je voudrais qu’on donne des clés, des pistes. Tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc. La bienveillance je l’attends de tout bord. Envers moi aussi. Derriere cette petite porte que votre blog a ouvert, j’espère y trouver de la bienveillance et de l’ouverture d’esprit.
    Bonne continuation.

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    • enfanceepanouie dit :

      Bonjour Mamantriple,
      Trois enfants, ce n’est pas facile.
      J’espère que notre blog vous aidera à trouver des astuces pour avancer petit à petit vers l’éducation qui vous correspond le plus et qui vous liberera de la culpabilité des fessées grace à des alternatives non-violentes.
      Quand on prends la décision de ne pas (ou plus) fesser/punir/crier… le changement ne se fait pas en un jour. C’est long et progressif… Surtout qu’il dépend énormément de notre propre état psychologique et physique. Mais prendre la décision est déjà le premier pas, ensuite avec quelques outils on avance tout doucement.
      Donc bravo pour cette démarche !

      Isabelle

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    • Morgane dit :

      Je suis une maman comme vous…dans le sens où je m’identifie tout à fait dans votre témoignage 😉 J’aime savoir ce que les gens mettent derrière le terme « bienveillant » et je n’hésite pas à l’utiliser non plus pour parler de ma propre définition si cela « parle » aux personnes…même si comme d’autres je préfère parler d’accompagnement respectueux…je commence alors par respecter le choix des mots de chacun…

      Malheureusement, cela m’arrive aussi d’être dépassée, usée, débordée d’émotions et de claquer ma main sur les fesses tendres de mes enfants…s’ensuit la culpabilité mordante, les pleurs et la sollitude…hooo oui comme je me sens seule dans ces moments là…puis après un court isolement je trouve la force de consoler mes enfants…de leur demander pardon de les avoir frapper car personne n’en a le droit…et je tente de leur expliquer que j’ai mes limites et que quand cela déborde je n’arrive pas toujours à gérer mes émotions et j’explose..le pire c’est que je le sens arriver…je commence toujours par crier et prévenir de l’imminence de l’explosion…la théorie des livres qui prônent l’éducation positive, bienveillante, non-violente, respectueuse…appeler là comme vous voulez…me parait alors bien loin et oui j’ai peur aussi de laisser des traces dans la construction de mes enfants car tout comme vous je mesure l’impact de ces gestes (merci aux neurosciences de nous avoir appuyé sur le sujet)

      C’est là, je trouve, toute la difficulté de notre génération de parents…on culpabilise de nos gestes d’autant plus qu’on a accès à un certains savoir…seulement on ne cesse pas (et il ne faut surtout pas!) d’être la personne que l’on est…on tend toujours à vouloir devenir meilleur…que qui? que quoi? cela reste bien subjectif…une véritable compétition entre sois même!

      Chaque expérience est unique…c’est à chacun de trouver ses solutions…pour cela je trouve que l’accompagnement et l’écoute véritable d’autres parents qui partagent les mêmes valeurs d’accompagnement respectueux…dans le partage de récit, d’expérience de vie, du quotidien, du concret…est essentiel.

      Bonne continuation et merci pour vos partages

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  9. enfanceepanouie dit :

    Bonjour Amandine,
    Le conflit est un élément inévitable au sein d’une relation, quelle qu’elle soit. Y compris et particulièrement dans la relation parent-enfant.
    En revanche ici nous conseillons d’une part de ne pas créer un conflit qui n’a pas lieu d’être : ce qui implique de connaitre les capacités réelles de l’enfant. Par exemple entrer en conflitnavec un enfant qui refuse d’aller « sur le pot » c’est tout simplement un conflit lié à son immaturité et auquel il ne peut rien. Comme si on vous repprochait de ne pas savoir sauter en parachute alors que ce n’est juste pas votre métier. De même créer un conflit « pour frustrer » n’a aucun interêt. La vie, surtout dans l’enfance, est déjà remplie de frustration, pas la peine d’en rajouter.
    Enfin, la différence majeure réside dans la résolution du conflit. Là où une éducation basée sur l’autorité reglera le conflit par la force/punition ; nous préférons écouter les besoins de chacun, y trouver une alternative, et si ce n’est pas possible, accompagner l’enfant dans sa frustration en lui expliquant bien pourquoi nous ne sommes pas d’accord et en le réconfortant.
    Par exemple hier mon fils voulait absolument monter sur l’escabeau pendant que son père bricolait l’amimentation éléctrique. Cela étant bien trop dangereux, je l’ai récupéré. Il s’est mis à pleurer et crier. Je lui ai donc expliqué que je comprenais qu’il soit en colère. Que monter sur l’escabeau avait l’air vraiment rigolo mais que là’c’était trop dangereux. Après un gros’calin je lui ai proposé à la place de monter sur le petit marchepied de la salle de bain, sans risque.
    J’espère avoir répondu à vos interrogations.

    Isabelle

    J'aime

  10. Vanessa dit :

    Bel article 🙂
    Il est vrai qu’on s’y perd. Et même entre personnes d’accord sur le principe, il y a des conflits^^
    On avait publié un article à ce propos, suite à la journée du 30 avril et tous les échanges (parfois houleux) constatés dans les groupes/pages etc…
    Alors qu’on veut tous le meilleur ❤

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  11. dit :

    je suis d’accord avec l’article. J’insiste surtout sur la notion de respect, à la maison comme en classe d’ailleurs. Et pourtant, je trouve que le mot « bienveillance » est un Beau mot. Non seulement je le trouve doux, mais Veiller sur le BIen être de qqun me semble être ce vers à quoi j’aspire en tant que maman et prof, mais aussi que sœur, amie, femme, etc.

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  12. Rendez-vous des parents Orvault dit :

    bonsoir,
    je plussoie totalement ! des termes comme « bienveillance et positif » sont galvaudés à force d’être utilisés partout, à tout propos et surtout au sujet des enfants ! du coup, personnellement, j’ai envie de parler de parentalité « apaisée » qui souhaite introduire le lâcher-prise sur toutes nos tendances au contrôle !! A tout ce qu’on veut de « bien » pour nos enfants, à tout ce qu’on essaie de faire pour les protéger des effets négatifs de la vie… Mon maître mot est « bientraitance » parce, qu’en effet, il existe la maltraitance et que l’enfant a besoin d’être bien traité, bien aimé, bien respecté, bien observé aussi pour bien grandir ou en tout cas, du mieux possible… parce qu’aussi, en tant que parents, si nous pouvons déjà être « suffisamment bons » et pouvons reconnaître que les difficultés que nous rencontrons avec nos enfants sont souvent liées intimement à notre propre histoire, à nos propres blessures, à nos propres difficultés à comprendre ce que veut signifier cet enfant à travers ses comportements, ses « blocages », ses mots spontanés, ses colères… alors oui, la bienveillance commence par soi-même en terme d’indulgence et de protection de l’enfant intérieur qui, souvent se rappelle à notre bon souvenir pour nous faire réagir plutôt qu’écouter…

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  13. Noélie dit :

    Bonjour,
    Pour ma part, je trouve que ce terme « bienveillant »est devenue à la mode! De toute part on entend parler d’éducation bienveillante, positive… je trouve que cela ne fait que me faire culpabilisé pour les jours où je crie un peu trop!
    Je ne donne pas de nom particulier à l’éducation que je donne à mes enfants,rje fais comme je peux, en fonction de ma personnalité et celle de mon mari. Je suis auxiliaire de puériculture, c’est donc pour moi logique que j’essaie de respecter au max mes enfants, de les guider au mieux dans leurs apprentissages… Je ne pratique pas l’éducation positive, suis je une mauvaise mère? Tout comme il m’arrive de leur donner des petits pots industriels??!!
    Alors j’aimerais pouvoir arrêter de culpabilisé! :/

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  14. Karen dit :

    Bonjour, je ne savais pas où poster ce commentaire alors je le mets ici… Dans la liste des violence physiques vous citez : « Conditionner l’enfant à la continence ». J’aimerais savoir ce que vous entendez par là ? Parlez-vous de l’Hygiène Naturelle Infantile ? Perso je me pose des questions là-dessus justement, à savoir si c’est bon, juste pour un bébé/enfant ou pas alors je veux bien votre avis. Merci beaucoup.

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    • enfanceepanouie dit :

      Bonjour,
      Conditionner un enfant à la continence est le fait de décider, à sa place, quand il otera ses couches. Et le mettre à heures fixes sur le pot (matin, 10h, repas, avant et apres la sieste…) afin qu’il fasse pipi. Dans cette méthode, l’enfant n’a pas la possibilité d’appréhender ses sensations physique : avoir envie de faire pipi/caca, se retenir, sentirnquand la vessie est pleine… on prend le pouvoir sur son corps en lui imposant des heures. En plus de l’empêcher d’être autonome sur son acquisition, le conditionnement à heure fixe est proposé à l’enfant avant qu’il ne soit prêt à être continent de lui même (niveau intellectuel, physique et psychique).
      Dans le cadre de l’HNI, faite selon les règles, donc dans les semaines qui suivent la naissance (au plus tard), le parent ne propose pas à heure fixe, il observe les signaux émis par l’enfant quand le besoin d’éliminer se présente. Le parent ne met pas sur le pot « en prévention » mais « car l’enfant a besoin de ». De fait, l’enfant peut rester connecter à ses sensations (retenue, relachement). L’HNI, bien appréhendée, ne pose donc pas de souci. En revanche cela n’empeche pas l’enfant d’avoir une période où se séparer de ses selles/urines sera difficile. Et il faudra répondre à cette angoisse si elle se présente.
      J’espère avoir répondu à votre question

      Bonne journée

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  15. Mel dit :

    Je comprends votre overdose du terme vu qu’il est mal utilisé partout sur le net, mais dire que la bienveillance peut s’accompagner de veo ça me choque ….. oO…

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  16. Rendez-vous des parents Orvault dit :

    bonjour Mel, en réalité, je pense que tout parent est par nature bienveillant, ensuite, cela dépend de l’attitude du parent en question avec ses enfants. On peut être bienveillant, vouloir l’être en tout cas, avoir pris conscience d’un certain nombre de choses qui nous permettent d’être plus à l’écoute des besoins de notre enfant, et en même temps, oui, avoir des attitudes, des actes ou des mots qui sont des formes de violences éducatives ordinaires. Le tout est d’avoir une définition claire de ce que sont ces VEO. Dans celles-ci, il y a ce qu’on appelle les « douces violences » que nous pratiquons tous à des degrés divers et même lorsqu’on fait attention…

    La bienveillance n’est pas une méthode éducative, c’est une posture, un choix que l’on fait dans la communication avec l’autre, chez certains c’est naturel, chez d’autres, c’est tout un parcours parce que pour être bienveillant avec l’autre, il faut pouvoir être bienveillant avec soi-même et cela n’est pas toujours évident.

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