1- Comportements pulsionnels/spontanés chez l’enfant – Introduction.

Dans plusieurs articles du blog, nous parlons des pulsions du jeune enfant : ces comportements non réfléchis et dictés par une force intérieure (un besoin, une émotion, une étape du développement…). Malheureusement, le terme « pulsion » est souvent associé à la psychanalyse et semble de fait avoir une connotation « négative » voire malsaine. Or, nous ne souhaitons pas faire transparaitre cette idée dans nos écrits. C’est pourquoi dans cet article nous parlerons de comportement spontané.
Pour rappel, chez un enfant, le cerveau archaïque et émotionnel domine. (cf. Catherine Gueguen, « Pour une enfance heureuse »).

Les comportements spontanés de l’enfant sont ces comportements qui répondent à une force intrinsèque à l’enfant, ils sont non-maîtrisables et souvent non maîtrisés. A la naissance, le bébé n’a pas la capacité de réfléchir à ses actes : son corps utilise des signaux de communication qu’il ne contrôle absolument pas : téter, sentir, se blottir, signaler son besoin d’élimination/de manger, pleurer… (A ce propos, on lit souvent que pleurer est la seule façon de communiquer du bébé, je ne suis pas d’accord, quand le bébé pleure c’est soit l’expression d’une douleur/mal être, soit car les autres voies de communication n’ont pas fonctionné, le langage corporel notamment). Petit à petit, le « panel » d’actions spontanées du bébé va augmenter : sourire-réponse, secouer les pieds, ramener les mains vers la bouche… Puis, certaines actions vont devenir « volontaires » (mais pas forcément contrôlées) : sourire, prendre un objet, se mettre sur le côté, mettre àla bouche… Le geste est volontaire (il maîtrise sa main) mais l’enfant ne contrôle pas son besoin d’action  (c’est plus fort que lui).
Ces comportements suivent le schéma de développement pré-programmé de l’enfant, ils sont à la fois semblables pour tous et propre à chaque personne (rythme différent). Ainsi, tout bébé en bonne santé finira par sourire, attraper un objet, marcher, être continent, parler… à son rythme ; et sans que l’adulte n’ait besoin de lui apprendre. Ce sont des acquisitions qui ne demandent qu’un accompagnement respectueux de l’adulte.

A mesure qu’il grandit, le bébé maîtrise donc de mieux en mieux son corps et son esprit. Ses actions sont de plus en plus volontaires. Vers 1 an, il est capable de voir un objet, le vouloir, se déplacer pour le prendre et l’investir. Il est même capable de projeter mentalement une image pour penser à quelque chose qui n’est pas devant lui mais qu’il connaît ( sa maman par exemple). Il a aussi acquis la permanence de l’objet. Bref il a beaucoup évolué. Pourtant, la majorité de ses comportements sont encore spontanés et lui sont dictés par des besoins fondamentaux. Il n’est pas encore en mesure de se projeter dans les conséquences de ses actes, dans le ressenti de l’autre ou de faire passer la raison avant l’action. Cette capacité s’acquiert très lentement. C’est seulement autour de 7 ans que le cerveau archaïque laissera plus de place au cerveau supérieur (neo-cortex). Il sera alors en mesure de collecter des informations, faire des hypothèses sur les conséquences de ses actes et agir en fonction de cela. Malgré tout il restera sujet aux comportements spontanés qui ne disparaissent, de toute façon, jamais totalement.
Nous allons couper cet articles en deux billets :

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