Témoignages

Nous ouvrons aujourd’hui une nouvelle page du blog en vous proposant des témoignages.

Des témoignages sur la non violence éducative, sur ce qu’elle apporte, ses difficultés mais aussi ses victoires.

Des témoignages sur ce que nous ressentons, nous sentant parfois bien seuls face a la violence tristement ordinaire.

Des témoignages sur ce que nous vivons, parfois critiqués, souvent jugés, rarement soutenus ; mais toujours convaincus.

Des témoignages sur nos réussites.

Ces témoignages ce sont les votres alors n’hésitez pas à nous contacter si vous avez des choses à dire, nous les publierons avec plaisir 🙂

Merci

 

Nous vous invitons maintenant à lire le premier témpignage, celui de Cristina :

Je m’appelle Cristina.

Je suis une maman taxée de parfaite parce que je crois que l’amour se doit d’être inconditionnel. j’ai la conviction que ce n’est pas un robinet que l’on peut ouvrir ou fermer quand bon nous semble.

De même manière l’amour de nos enfants est comme un grand courant d’eau suivant son propre cours. Nous sommes comme la mer  accueillant le fleuve, sa matrice. Ceci est mon credo.

Je suis une maman taxée de parfaite, parce que j’ai fait le choix de me placer du côté de mon enfant. Parce que je lutte contre toute forme de violence et d’adultisme afin de ne pas reproduire ce que j’ai reçu et qui m’a fait tant de mal. Je garde cependant précieusement ce qui m’a été donné du coeur et qui m’a fait du bien, et je m’efforce de le transmettre à mon tour.

Je suis une maman taxée de parfaite parce que jamais sous aucun prétexte je ne frapperai mon enfant.

Je suis une maman taxée de parfaite parce que quand je craque je ne cherche pas a entendre des autres des mots déculpabilisants, mais plutôt à avoir quelqu’un en face de moi qui me bouscule et m’oblige à sortir de ma zone de confort, afin que je sache me replacer encore une fois du du point de vue de mon enfant.

Je suis une maman taxée de parfaite parce que j’ai choisi de regarder en face le mal qu’on m’a fait, parce que je n’ai jamais oublié mon visage d’enfant en larme, suçant son pouce, assise dans un coin, abandonnée à sa détresse.

Je n’ai pas oublié les humiliations, la douleur d’une gifle et des mots qui blessent…

Je n’ai pas oublié ma peur et ma tristesse infinie quand je regardais le visage de ma mère en photographie… Le sentiment d’avoir été abandonnée comme un paquet qu’on oublie, ou bien comme un poids que l’on traine avec soi.

Il y a des enfants comme moi qui n’ont pas eu de maman parfaite…il y a des enfants comme moi qui n’ont pas eu de maman du tout.

J’ai eu peur et j’ai toujours peur de la mort, de la vie, de la rage qui est en moi…de ne pas être à l’hauteur, d’être une mauvaise mère.

Puis j’ai observé…je me suis nourrie des images et des exemples bienveillant qui on croisé mon chemin….Et j’ai fait le vide afin d’écrire une nouvelle histoire, pour mon enfant et pour moi-même, j’ai choisi de changer de paradigme.

La raison pour laquelle on se sent jugé-e-s, malgré le fait qu’en face de nous on reçoit un conseil, c’est qu’on projette sur ces mots nos propres névroses, nos peurs et colères refoulées dès notre enfance.

« Frapper c’est pas bien » nous a-t-on répété petits, en nous culpabilisant. C’est ainsi qu’on a appris à craindre le jugement au lieu de comprendre nos actes, à  refouler nos sentiments bons et mauvais au lieux d’apprendre à les connaître et les canaliser.  Nous nous sentons mauvais parce que nous craquons. Et on nous taxe de parfaites lorsque nous ne tolérons  l’erreur sous aucune forme.

Ainsi j’ai trouvé ma mesure. Je choisis d’écouter la vérité du message de l’autre, et ce peu importe qu’il soit culpabilisant ou pas, car nous somme fait de nos vécus personnels. Chacun de nous fait parler son ressenti brut de décoffrage et la forme n’y est pas toujours, ça c’est certain .

Je choisis d’écouter le message et de puiser au fond de moi les réponses possibles.

Je choisis de parler en « Je »,  comme enseigne la cnv, et de toujours m’exprimer sans jugement de valeur , parce que même si en face de moi j’ai quelqu’un de buté, « les mots sont des fenêtres ou bien des murs », et je sais parce que j’y crois, qu’en accueillant la vérité de l’autre, une fenêtre ou bien une brèche s’ouvrira un jour.

 

Alice Miller nous a montré que même la pire des violences trouve ses racines dans une enfance de victime.

Nul n’est coupable de l’éducation qu’il a reçu, ni de ses propres souffrances.

Je suis taxée de maman parfaite parce que je crois que nul n’est mauvais.

Ni la maman en détresse, trop en souffrance pour voir qu’elle maltraite son enfant, en reproduisant le mal qu’on lui a fait, ni celle qui s’inquiète et qui signale une maltraitance.

Ces mamans la je les comprends du fond de mon coeur, Et j’ai été l’une d’elle à tour de rôle…tout comme vous l’êtes ou le serez demain.

Ne soyez jamais jugeantes dans vos propos, et placez vous toujours du point de vue de vos enfants. Ce qui fait la force de notre groupe c’est bien cela. Pardonnez vous mêmes et écoutez la part de vérité qui se cache dans chaque échange…prenez du recul quand un sujet vous touche et ne partez jamais sur un coup de tête, cherchez toujours à accueillir la vérité de l’autre. La reconnaitre l’aidera à mieux vous entendre.

Bon chemin à tous, paix❤️

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